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Jeudi 14 septembre 2006

 

 

 

On m’avait beaucoup répété pendant mes cours et autres rencontres que les chinois (tout comme les américains cf...)

WASHINGTON (AFP) - "S'assoir dans un café est une des principales activités à Paris", s'étonne un correspondant du Washington Post Magazine qui stigmatise avec humour "L'Art de ne rien faire", une spécialité que "personne ne fait mieux que les Français", selon lui.
"S'assoir dans un café (...) c'est ce que font les Parisiens au lieu de travailler ou de faire du jogging", écrit le journaliste Joel Achenbach dans un billet éditorial dimanche. Les chaises des cafés sont alignées en rang d'oignons, décrit-il, tournées vers l'extérieur "vers le théâtre de la rue parisienne". En scrutant son voisin, il voit "un Français assis dans une pose si détendue qu'il aurait pu être un modèle pour Toulouse-Lautrec". "Il ne faisait rien et le faisait avec panache", assure-t-il. "Mais pourquoi n'essaye-t-il pas de faire quelque chose ?", s'inquiète l'Américain qui note que le café se dit pourtant équipé de Wifi...  mais que personne n'a d'ordinateur portable. L'observateur ne décèle "aucune compulsion multitâche à l'Américaine". Cherchant à se plonger dans les pensées de son voisin, il imagine que "le Français doit cogiter sur le déclin de la civilisation humaine depuis l'invention du croissant". "A moins qu'il ne profite tout simplement du Quartier latin, un quartier si vieux que, je suis sûr, les habitants parlent le latin", conclut le journaliste du Nouveau monde.)

 

[..] n’avaient pas la même conception des petits plaisirs que la vie peut nous offrir au détour du chemin. S’asseoir à la terrasse d’un café par une belle fin d’aprem et ne rien faire si ce n’est savourer l’instant présent, regarder les gens défiler sous votre nez, acteurs ignorants d’un défilé de mode incongru et insolite.

Plus simplement, prendre le temps de vivre...

 

 

 

 

Cependant j’ai eu l’occasion de remarquer depuis ces quelques mois ou je suis immergé dans le bouillon de culture chinois, qu’ils savaient eux aussi apprécier les bonnes choses. Bien sûr ce n’est pas tout à fait de la même manière que nous, mais cela reste extrêmement agréable.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait je voudrais tout simplement des multiples « petits » restos en plein air qui pullulent pendant l’été. Bien souvent au menu : brochettes et bières jusqu’à plus soif ! Ah, je vous dis pas, heureusement que l’ESA n’est pas en chine, ces soiffards là auraient vite fait d’assécher tous les fûts !

 

 

 

 

 

 

Non c’est très sympa, tables et chaises de jardins dans un coin le grill à brochettes (ah ça par contre ils font tout cuire : pieds de porcs, pattes de poulets, ailes de poulets, cœurs de poulets, etc…)

 Je vous recommande tout particulièrement les yang rou chuan (prononcez yang cho (avec une patate chaude dans la bouche !) et chuan ) ou brochettes d’agneau tt simplement : assez épicées mais vraiment délicieuses. On arrose le tout de quelques bonnes pintasses de Tsingtao et la soirée s’enflamme ! C’est très agréable. On dîne sous la lueurs des lampions (des fois je me demande tout de même si ce n’est pas fait exprès pour que l’on ne puisse pas trop distinguer ce qu’il y a au fond de notre assiette :D)

 

 

 

 

 

 

Evidemment, de temps à autre, il y a bien un chinois plus ou moins pinté, dépassé par la sournoiserie de la bière… Et qui commence à perdre la face... C’est plus drôle que triste je vous assure. Il faut dire que ce n’est pas courant !  

 

Il y a deux semaines j’ai du travailler la nuit et un soir comme l’on avait fini plus tôt, nous (quelques collègues chinois stagiaires et moi) nous nous sommes rendus dans un ptit bouiboui afin de nous y restaurer substantiellement ! Evidemment j’ai du avaler une brochette de patte de poulet ; comment vous dire… C’est traumatisant ; c’était la première et la dernière je crois..

 

 

 

 

Je vais vous décrire les sensations de ma bouche : "Qu’est que c’est encore que cette cochonnerie là (façon de parler). Ah non jean ne me fais pas ce coup la.. Arggghhhh. Il faut y aller. M aahh c’est gras gras et cartilagineux.. il faut recracher les bouts de cartilage un à un .. gloups… Paye la bière, paye la bière vite, je dois noyer le poulet ! "

 

 

 

 

Vous imaginez, un peu le supplice qu’elle a dû endurer ! Je crois qu’il mériterait de rentrer  dans le livre d’or des  tortures mandarinesques !  

 

Enfin, bien souvent, en s’en tenant résolument aux très classiques brochettes d’agneau on passe un excellent moment, je m’en pourlèche encore les babines.

 De plus vos voisins sont bien souvent très accueillants, ils n’hésitent pas à vous inviter à leur table, très fier d’avoir un laowai assis à côté d’eux. De mon côté, je n’étais pas peu fier de m’imprégner de la culture chinoise, la vraie, celle du terroir, si vous me passez l’expression..

 

 

 

J’ai donc passé une magnifique soirée avec eux, même sil tenait absolument à me faire manger de leur poisson au goût très saumâtre… Le dîner fut bien arrosé. Ils essayaient de communiquer avec moi c’était sympa. Quand je ne comprenais pas ils changeaient de tournure : très accueillants. Bref c’était extrêmement agréable. Ce sont des moments comme ça qui donne envie de s’intéresser, à un peuple, à un pays…

Par joninho - Publié dans : Vie quotidienne
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