Vendredi 24 novembre 2006 5 24 /11 /Nov /2006 03:47



Tout ceux qui s'intéressent un temps soit peu à la Chine ou au basket (que Dieu leur pardonne) connaissent le personnage Yao ming.

C'est peut être même aujourd'hui le chinois vivant le plus connu au monde.


Comme vous pouvez le voir il est grand l'animal!

En fait c'est sa taille démesurée qui l'a conduit à une telle popularité. En effet ce géant mesure tout de même 2,26m!

Pour ceux qui l'ignoraient Yao Ming est donc un joueur de basket. Il évolue aux States (j'aime bien écrire States, ça fait branché, paraît il..)

Mais bon, je ne vais pas ici vous parler de ses stats, de ses performances jour après jour, juste vous parler quelques instants de la "création" de cette icône du basket chinois.

Après la prise de pouvoir de Mao et des communistes en 49, les nouveaux leaders chinois se sont mis en tête de placer la Chine en tête partout: industrie, armée mais aussi sports.
Parmi ceux-ci, le basket occupe  une place prépondérante et ce depuis son introduction par les missionnaires au début du siècle dernier.



Bon seul petit problème le chinois est "très" petit... Et pour le basket c'est un brin ennuyeux tout de même.

Il fallait donc détecter les futures grandes pousses du peuple chinois et les orienter de gré ou de force vers le basket!


Et c'est ce qui s'est passé:
Il y avait à Shanghaï deux grands joueurs de basket : Da yao (le mâle) et Da fang (la femme) . ( Da signifie grand)

Bien qu'ils aient côtoyé le même complexe d'entrainement pendant des années, ils ne s'étaient absolument pas remarqués, jusqu'au jour ou quelques officiels du parti se sont mis en tête d'unir leur destinée et ce afin de donner à la Chine le grand champion qu'elle attendait.. (enfin au moins un champion grand..)
Je ne sais pas pour vous, mais j'ai le mot eugénisme qui me trotte sur le bout de la langue...

Bon et comme c'était une suggestion fortement... "suggérée", ils se sont unis et ont donné naissance à Yao Ming.

On a tout de suite pu constater que celui ci serait d'une taille peu commune, surtout en Chine.
A 9 ans il mesurait déjà 1,55m soit la taille du leader chinois de l'époque Deng Xiaoping!

Bon le seul petit hic, c'est que le jeune Yao n'avait pas plus d'attirance que ça pour le basket et se destinait à épouser (enfin à essayer d'épouser) une carrière d'archéologue!
"T'es bien naïf, mon gars! Allez hop au basket et au trot!"
(Ceci étant , il gagne très très bien sa vie aux USA, on l'a élevé au rang d'icône national, il s'en tire correctement pour un chinois..)



Le jeune Yao n'a pas eu une enfance très heureuse.
En effet,  lors de la révolution culturelle, sa mère Da fang avait fait partie des gardes rouges.

(Révolution culturelle.

En 1966 Mao Zedong  sentant sa position compromise par des luttes au sommet de l’Etat, instaure une immense chasse aux sorcières contre les « révisionnistes ». La révolution culturelle qui ne cessera qu’en octobre 1968 n’est qu’une utopie qui va produire des ravages. Durant cette période, la jeunesse enrôlée dans les « gardes rouges », persécute au nom du culte de Mao tous les cadres du pays, les intellectuels, les artistes et les responsables politiques.)


Ouvriers, gardes rouges, paysans et soldats traquent les contres révolutionnaires..


Un jour elle dénonça publiquement un de ses anciens entraineurs qui l'avait quelque peu persécuté (je ne suis pas trop au courant des détails)



Ni une ni deux: le bougre fut sur le champ envoyé en  Mandchourie (ou dans une contrée aussi charmante), arracher les mauvaises herbes et réfléchir à son avenir...




Les années passèrent et un jour Mao disparut. Une bonne partie des opposants, de l'élite intellectuelle, qui avait été envoyés dans la campagne (pour se faire rééduquer) purent reprendre le chemin des villes et parmi eux l'ex entraineur Zhu Yong qui récupéra un poste d'administrateur sportif...

Bien évidemment celui ci ne s'est donc pas privé pour leur pourrir la vie dès qu'il le pouvait...

Cela dura pendant une quinzaine d'années, puis avec l'avènement de Yao Ming et la confirmation de son talent, sa famille fut protégée des atteintes de leur persécuteur.

Et voilà l'histoire du conte de fées chinois moderne. Ca fait un peu froid dans le dos quand même... La fin justifie les moyens aurait dit Mao...


C'est pour finir sur une touche de poésie.
Comme dirait l'autre, un peu de douceur dans ce monde de brutes...





Par joninho - Publié dans : payetachine
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Jeudi 2 novembre 2006 4 02 /11 /Nov /2006 09:28


La Cité interdite.. J'en rêvais avant de venir en Chine (si si j'en rêvais) et il m'a fallu neuf mois pour enfin la visiter.

Allez, plongez vous avec moi dans la cité interdite.. Hahaha je sens déjà que les plus courageux frissonnent, une sueur malodorante leur coule le long du corps, leur dents s'entrechoquent, leurs cheveux grisonnent à vue d'oeil... trop tard!



Un bref zoom et nous voilà en Zhong guo...






Comme vous pouvez le voir Pékin se situe en haut à droite....


Nouvelle plongée en avant et vous voilà parachutés de la plus belle des façons juste devant la cité interdite..
Vos yeux profanes contemplent les merveilles de  ces temples arabusqués, s'arrêtent un instant sur la richesse calligraphique, profusion de caractères dentelés et ciselés avec un tel soin que l'on peut sentir dans l'air comme un vieux relent de migraine..


C'est le moment que je choisis pr vous faire une brève revue historique de la Cité interdite (故宫 =  zǐjinchéng)...

Le palais impérial de Beijing dont la construction fut ordonnée par Yongle, troisième empereur Ming, et réalisée au début du XVème siècle.

Ce palais d'une envergure inégalée — il s'étend sur une superficie de 1 km2 — est un des plus anciens et des mieux conservés de Chine.


Le nom « Cité interdite » vient tout simplement du fait que son accès en était interdit au peuple à l'époque des "grands" (par la renommée ;) empereurs.  


Cette cité comprend tout  de même la bagatelle de 9999 chambres, réparties dans 800 « palais ». Si les Chinois se sont limités à 9999 chambres, c'est parce que seules leurs divinités avaient le droit de construire un palais comprenant 10 000 chambres. Et oui, il faut vous y faire, le chinois tend à la perfection.


 


Au sud de la Cité interdite, s'étend la place de Tian An Men, et c'est depuis le balcon la surplombant que Mao a proclamé la République le 1er Octobre 1949. En exclusivité, pour vous et pour vous seul, voici le panorama que ce cher timonier avait sous les yeux lors de cette solennelle déclaration...




A noter le planton,en bas sur le pont, dans un garde vous solennel et amidonné. Pour le coup, du garde à vous, en veux tu en voilà ça ne manque pas. Aux quatres coins de la place on retrouve de ces jeunes éphèbes, statues de sel, témoins prémonitoires de la chute à venir de la Sodome communiste (je sais je sais c'est un peu fort, mais je sentais comme un courant d'air de grandiloquence dans le coin et je n'ai pas voulu le manquer).

Je soupçonne l'uniforme d'apporter une touche de sex appeal irrésitible sur les jeunes damoiselles chinoises.. Pourtant, il est pas terrible leur uniforme (to my mind..) Un espèce de vert  marécage avec une immense casquette vissée sur le crâne..

J'aurais aimé voir un truc chinois; une sorte de compromis entre l'Occident capitaliste et la Chine : je verrais bien une veste mao rouge sang, parsemé d'étoiles d'or .. Un  truc kitsch quoi... Pardon? Euh oui c'est ça complètement chinois!


Par joninho - Publié dans : Beijing à voir
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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /Oct /2006 16:03

 

(D'après le blog de Je en stage à NY: http://billnyc.blogspot.com/)

 

         Me voilà donc de retour dans cette bonne vieille Zhong Guo... Je dois tout de mm avouer que le retour ne fut pas aussi gai et entrainant que l'aller!

Ces 15 jours en France furent ma foi comme une valse de vienne : étourdissants, endiablés et  joyeux .

Plus que jamais Carpe Diem.. Ceci dit, pr ceux qui connaissent mon entrechat, alors ma semaine ressemblerait alors plus à ceci : trebuchante, heurtée, gauche et empourprée!

 

Plusieurs de mes "camarades stagiaires" ont également quitté la chine ces temps ci, chacun avec des fortunes diverses.

Ainsi l'ami max a fait honneur à sa reputation en laissant aux quatres coins de la chine quantité de donzelles éplorées.

 La dynastie FromTheGarden n'est donc pas prête de s'éteindre, hélas. D'aucuns osent déjà la qualifier de première plaie de chine! Les mauvaises langues sont partout!

 

Et ceci amène cela : le départ de Mamadou Ch'gui de son entreprise chinoise.

Là, il me faut preciser que le garçon, bien que d'aspect anodin, possède un regard bleu absolument irrésistible qui fait fondre nombre de coeurs de midinettes. Il parait (d'après certaines sources désirant garder l'anonymat) que, dèsqu'il pose son regard sur vous (mesdemoiselles) tous vos soucis s'évaporent, une joie intense se diffuse en votre âme, vos cheveux volent ds le vent, vos dent deviennent blanches et votre haleine mentholée (je sais je sais ce n'est pas donné à tous le monde)...

Comme nous le confiait récemment Audrey de sa voix mélodieuse: "c'est simple qd il me regarde je me sens belle"

Et bien mesdames, mesdemoisellles messieurs, qu'ajouter à ça?

 

Toujours est-il qu'en partant il reçut ce mail d'une de ses collègues. J'espère qu'il n'est pas allergique aux fleurs, parcequ'avec ce qu'elle lui envoie, il risque de tomber en pâmoison!

Jugez en plutôt:

 

 

 

 

 

 


 



Dear Ar Gui, farewell
Ah Gui, my best foreign colleague, friend and buddy
So cute, humorous, handsome, considerate, gentleman-like...
You have numerous virtues that I am proud of
Your spirit makes me motivated and enligtened a lot
Today you have to leave us, who care you a lot
Personally, I have much to converse with you
A little bit sad, gloomy and depressed
Anyway, you will step out to seek a bright and promising future
Wish you good journey and keep contact
Hope one day we can meet in one corner of the world
Really look forward to that day
Thanks for chatting and sharing your story with me
Thanks for your sincere romantic words
Thanks for giving me great joys and excitement
You make me moved and surprise a lot
I will remember and memorize you forever.

 



Moi je dis : La Classe! (le tout accompagné d'un sifflement admiratif!)

Par joninho - Publié dans : payetachine
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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /Sep /2006 14:42

 

 

 

On m’avait beaucoup répété pendant mes cours et autres rencontres que les chinois (tout comme les américains cf...)

WASHINGTON (AFP) - "S'assoir dans un café est une des principales activités à Paris", s'étonne un correspondant du Washington Post Magazine qui stigmatise avec humour "L'Art de ne rien faire", une spécialité que "personne ne fait mieux que les Français", selon lui.
"S'assoir dans un café (...) c'est ce que font les Parisiens au lieu de travailler ou de faire du jogging", écrit le journaliste Joel Achenbach dans un billet éditorial dimanche. Les chaises des cafés sont alignées en rang d'oignons, décrit-il, tournées vers l'extérieur "vers le théâtre de la rue parisienne". En scrutant son voisin, il voit "un Français assis dans une pose si détendue qu'il aurait pu être un modèle pour Toulouse-Lautrec". "Il ne faisait rien et le faisait avec panache", assure-t-il. "Mais pourquoi n'essaye-t-il pas de faire quelque chose ?", s'inquiète l'Américain qui note que le café se dit pourtant équipé de Wifi...  mais que personne n'a d'ordinateur portable. L'observateur ne décèle "aucune compulsion multitâche à l'Américaine". Cherchant à se plonger dans les pensées de son voisin, il imagine que "le Français doit cogiter sur le déclin de la civilisation humaine depuis l'invention du croissant". "A moins qu'il ne profite tout simplement du Quartier latin, un quartier si vieux que, je suis sûr, les habitants parlent le latin", conclut le journaliste du Nouveau monde.)

 

[..] n’avaient pas la même conception des petits plaisirs que la vie peut nous offrir au détour du chemin. S’asseoir à la terrasse d’un café par une belle fin d’aprem et ne rien faire si ce n’est savourer l’instant présent, regarder les gens défiler sous votre nez, acteurs ignorants d’un défilé de mode incongru et insolite.

Plus simplement, prendre le temps de vivre...

 

 

 

 

Cependant j’ai eu l’occasion de remarquer depuis ces quelques mois ou je suis immergé dans le bouillon de culture chinois, qu’ils savaient eux aussi apprécier les bonnes choses. Bien sûr ce n’est pas tout à fait de la même manière que nous, mais cela reste extrêmement agréable.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En fait je voudrais tout simplement des multiples « petits » restos en plein air qui pullulent pendant l’été. Bien souvent au menu : brochettes et bières jusqu’à plus soif ! Ah, je vous dis pas, heureusement que l’ESA n’est pas en chine, ces soiffards là auraient vite fait d’assécher tous les fûts !

 

 

 

 

 

 

Non c’est très sympa, tables et chaises de jardins dans un coin le grill à brochettes (ah ça par contre ils font tout cuire : pieds de porcs, pattes de poulets, ailes de poulets, cœurs de poulets, etc…)

 Je vous recommande tout particulièrement les yang rou chuan (prononcez yang cho (avec une patate chaude dans la bouche !) et chuan ) ou brochettes d’agneau tt simplement : assez épicées mais vraiment délicieuses. On arrose le tout de quelques bonnes pintasses de Tsingtao et la soirée s’enflamme ! C’est très agréable. On dîne sous la lueurs des lampions (des fois je me demande tout de même si ce n’est pas fait exprès pour que l’on ne puisse pas trop distinguer ce qu’il y a au fond de notre assiette :D)

 

 

 

 

 

 

Evidemment, de temps à autre, il y a bien un chinois plus ou moins pinté, dépassé par la sournoiserie de la bière… Et qui commence à perdre la face... C’est plus drôle que triste je vous assure. Il faut dire que ce n’est pas courant !  

 

Il y a deux semaines j’ai du travailler la nuit et un soir comme l’on avait fini plus tôt, nous (quelques collègues chinois stagiaires et moi) nous nous sommes rendus dans un ptit bouiboui afin de nous y restaurer substantiellement ! Evidemment j’ai du avaler une brochette de patte de poulet ; comment vous dire… C’est traumatisant ; c’était la première et la dernière je crois..

 

 

 

 

Je vais vous décrire les sensations de ma bouche : "Qu’est que c’est encore que cette cochonnerie là (façon de parler). Ah non jean ne me fais pas ce coup la.. Arggghhhh. Il faut y aller. M aahh c’est gras gras et cartilagineux.. il faut recracher les bouts de cartilage un à un .. gloups… Paye la bière, paye la bière vite, je dois noyer le poulet ! "

 

 

 

 

Vous imaginez, un peu le supplice qu’elle a dû endurer ! Je crois qu’il mériterait de rentrer  dans le livre d’or des  tortures mandarinesques !  

 

Enfin, bien souvent, en s’en tenant résolument aux très classiques brochettes d’agneau on passe un excellent moment, je m’en pourlèche encore les babines.

 De plus vos voisins sont bien souvent très accueillants, ils n’hésitent pas à vous inviter à leur table, très fier d’avoir un laowai assis à côté d’eux. De mon côté, je n’étais pas peu fier de m’imprégner de la culture chinoise, la vraie, celle du terroir, si vous me passez l’expression..

 

 

 

J’ai donc passé une magnifique soirée avec eux, même sil tenait absolument à me faire manger de leur poisson au goût très saumâtre… Le dîner fut bien arrosé. Ils essayaient de communiquer avec moi c’était sympa. Quand je ne comprenais pas ils changeaient de tournure : très accueillants. Bref c’était extrêmement agréable. Ce sont des moments comme ça qui donne envie de s’intéresser, à un peuple, à un pays…

Par joninho - Publié dans : Vie quotidienne
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Vendredi 25 août 2006 5 25 /08 /Août /2006 14:42

Il m'en est arrivé une bien bonne hier.

 

 

Nous étions dans le milieu de l'après midi, à l'heure où la tension se relache un poil (le jeudi qui plus est..), et je m'octroyais généreusement un petit break de 10 min que je mettais à profit pour lire les dernières bêtises que Mamadou Ch'gui m'avait envoyées.

Confortablement installé dans mon fauteuil de style Mao I, je savoure une à une les merveilles échappées de sa plume alerte et nerveuse! En gros, pour les gaulois, je me gave!

Un fin sourire se dessine sur mes lèvres (racées) et une lueur d'amusement s'allume au fond des mes pupilles... Au même moment il se trouvait que mon maître de stage conversait avec deux de mes collègues chinoises à deux mètres de là. 

Je suis sur que vous vous dites "Il est gonflé de ne rien foutre sous le nez de son patron" Alors, et d'une je ne glandais pas j'étais en pause (si si..) et de deux je suis vice champion d'Europe de clikodrome

 

Par mégarde je laisse échapper un petit rire fluté! Leurs regards se posent sur moi interrogateurs. "Et m.." me dis je "Vite vite trouve une excuse..." Et là j'entends mon maître de stage dire à mes deux chinoises (le français est possessif et il est "langman de" ce qui n'arrange rien (romantique) )

"Ta ting de dong" Ce qui signifie bien sur: "il comprend"

Ahahaha! Tout ce que vous avez dit avant j'ai rien compris (normal je glandais), mais le "ta ting de dong" ça je comprend! Hehehe...

 

Du coup, je prends la tête du lec dans le coup, à qui  on ne la fait pas, opine un chouya du bonnet et les regarde en souriant d'un air entendu! Pfff quel coup de pouce du destin! C'était très drôle!

En fait il était en train de leur expliquer que pour le boulot du lendemain c'était moi (le petit stagiaire) le responsable du bon déroulement de l'opération, et donc il prennait des gants pour leur expliquer que.. que.. bah que j'étais le patron!

 

Sur ce coup là j'étais quand même assez fier de moi! J'y ai gagné l'estime de beaucoup, mais c'est une autre histoire!

 

Par joninho - Publié dans : Gavage
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